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Hunger Games: La révolte partie 1


Hunger Games : La révolte partie 1

Synopsis

Katniss vient d'être récupérée par le District 13. La présidente Alma Coin lui demande, sans plus de cérémonie, d'être l'emblème de la rébellion. Après avoir imposé ses conditions, elle accepte d'être leur geai moqueur. Elle se rend sur les sites des anciens Districts ravagés par le Capitole et tourne des campagnes de propagandes pour convaincre les habitants de Panem de joindre leurs forces contre l'ennemi commun. Peeta est devenu l'arme du Capitole. Il l'utilise pour contrer les soulèvements et la détermination de Katniss, mais cette dernière refuse de l'abandonner et exige qu'on aille le secourir. Malheureusement, Peeta n'est plus celui qu'elle a connu, transformé par la torture et la peur.

 

Critique

Au pied du grand chêne

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

J'avoue que je n'étais pas très inquiète. Je me doutais bien que, comme la qualité des deux premiers opus était méritoire, le troisième, réalisé et scénarisé par la même brigade, serait tout aussi efficace, et, fort heureusement, je ne me suis pas trompée. L'histoire d'Hunger Games aurait pu être traitée avec plus de légèreté et d'indifférence, mais Francis Lawrence et son équipe n'ont pas développé le film comme une banale fiction pour adolescentes, ils ont su y introduire une rage et une force tranquille qui transperce l'écran et cogne le spectateur droit au coeur. Je me suis même surprise à me dire, cette fois-ci, que je me battrais aux côtés de Katniss. J'avais envie d'abandonner mon siège et de prendre part à cette guerre (j'exagère, mais vous comprenez où je veux en venir...). Ce personnage (et cette actrice fabuleuse!) nous transmet une fièvre que peu de héros modernes arrivent à engendrer.

Sans Jennifer Lawrence, la franchise Hunger Games ne possèderait définitivement pas le même bouillonnement extatique. D'ailleurs, il n'y a pas que Lawrence qui transperce l'écran. Josh Hutcherson, qui joue généralement le bon petit garçon, douillet et débonnaire, est renversant dans le rôle d'un Peeta en pleine décrépitude, qui se consume jusqu'à ressembler à un animal sauvage. Feu Philip Seymour Hoffman fait également un travail incroyable, tout comme Julianne Moore qui semble cacher bien des choses sous ses airs charitables et magnanimes. Il ne faut pas non plus oublier Elizabeth Banks qui nous livre un personnage attachant et méconnaissable sans ses immenses perruques et ses robes bouffantes.

Comme ce film est la première partie d'un livre divisé en deux, nous étions en droit de nous questionner si cette fraction était légitime ou si elle ne représentait qu'un coup de marketing, ou une volonté de faire comme ces prédécesseurs franchisés (... donc un coup de marketing). Mais, c'est avec grande surprise qu'on découvre qu'il n'y a aucun temps mort dans Hunger Games: Mockingjay - Part 1. Évidemment, le long métrage est quand même un peu moins long que les deux autres, mais chaque scène semble avoir sa place au sein de l'ensemble et rien ne paraît avoir été ajouté pour justifier la scission du dernier roman.

Encore une fois - ce ne sera une surprise pour personne -, les effets spéciaux sont magnifiquement exécutés, le montage visuel et musical se répondent splendidement et même si la majorité des scènes se déroulent dans des endroits clos et sombres, l'opacité de l'image ne dérange pas l'appréciation du film, comme l'omniprésence de la caméra à l'épaule le faisait dans le premier chapitre de la série. D'ailleurs, à cet effet, Lawrence, peut-être encouragé par la majorité des critiques qui déploraient cette utilisation ubiquiste de la caméra subjective, a choisi un point de vue plus neutre pour ce troisième chapitre. Un choix intelligent considérant les nausées que provoquait sa caméra en continuelle mouvance. 

Hunger Games: Mockingjay - Part 1 fait partie d'un tout. Cette mouture n'est pas meilleure, ni moins bonne que les précédentes. Elle arrive à racler large, tant au niveau de son public cible que de l'éventail des émotions qu'elle propose. Elle représente un divertissement de qualité, mais reste dépendante de ses exordes et de sa suite pour survivre.

 






Les nouveaux héros


Les nouveaux héros

Synopsis

Hiro est un jeune garçon intelligent qui habite la ville de San Fransokyo. Lorsque son frère ainé Tadashi l'amène dans les laboratoires de l'institut de technologie, Hiro n'a qu'une idée en tête : étudier dans cette école. Il présente donc un projet révolutionnaire qui lui permet d'obtenir sa place parmi les génies. Mais, un terrible incendie fait rage ce soir-là et son frère succombe dans les flammes. Hiro perd donc toute motivation, scolaire et personnelle, jusqu'à ce qu'il rencontre Baymax, un robot infirmier, imaginé par son frère. Avec son nouvel ami et les anciens collègues de Tadashi, Hiro partira à la recherche du responsable de la mort de son frangin.

Critique

La grosse guimauve

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Les petits garçons, qui avaient été longtemps délaissés par le cinéma d'animation de Disney (complètement obnubilé par ses princesses), ont maintenant droit à des divertissements de qualité, au même titre que les filles. Wreck-It Ralph a démontré en 2012 l'intérêt du studio d'étendre son public cible, et Big Hero 6 vient maintenant confirmer ces intentions. Évidemment, Big Hero 6 peut aussi plaire aux filles - on y a d'ailleurs ajouté deux personnages secondaires féminins forts pour tenter de les accrocher -, mais il y a une volonté incontestable de séduire les petits bonshommes, fans de Kung Fu, de robots et de superhéros.

Nous ne le nierons pas, le personnage de Baymax est la vedette de cette production et son élément le plus extraordinaire. Excessivement attachant, le robot est un assistant médical robotique imaginé par le grand frère du protagoniste alors qu'il étudiait à l'institut de technologie de San Fransokyo. Le robot est une « grosse guimauve » blanche adorable et magnanime. Vu sa taille imposante, il a du mal à se déplacer, ce qui provoque des situations cocasses que les enfants (et les parents) adorent. En l'absence de Baymax, ce film n'aurait définitivement pas eu la même trempe. Parce que les autres personnages sont colorés et rigolos, mais ne possèdent pas suffisamment de pouvoir attractif pour faire seuls l'objet d'un long métrage.

Il faut aussi absolument souligner, au passage, le fabuleux travail de l'acteur Paul Doucet qui prête sa voix au robot-infirmier dans la version française québécoise. Il arrive qu'on reconnaisse aisément le comédien derrière un personnage animé, et cette situation est particulièrement désagréable pour l'adulte, incapable d'oublier le visage d'Yves Corbeil ou celui d'Anne Dorval. Mais ici, on distingue à peine Doucet, et on associe instinctivement, sans plus de réflexion, cette voix à celle de Baymax. Le reste de la traduction est également très bien effectuée, comme elle l'est presque toujours dans le cas des films des Disney.

Comme c'est généralement le cas, il n'y a pas que des adjuvants dans Big Hero 6, il y a un ennemi et certaines conjonctures angoissantes y sont associées. Le méchant est effrayant avec son masque de Kabuki et ses mini-robots noirs qui l'accompagnent dans ses mouvements. Heureusement, la pureté du Baymax et les teintes arc-en-ciel des costumes de superhéros de la bande des 6 viennent compenser pour l'ambiance glauque qu'amène le vilain. Un peu en corrélation avec l'obscurité entourant ce personnage infâme, l'une des thématiques principales exploitées dans ce film est celle du deuil. La mort est assez bien illustrée pour ne pas être alarmante, mais elle est indéniablement omniprésente au sein de cette production, couplée avec les mêmes valeurs que nous communique généralement ce genre de film, soit l'amitié, la famille, la confiance et l'amour. On y ajoute même une petite pensée pour l'importance d'une bonne scolarité, ce qui n'est généralement pas la thématique que priorisent les studios.

Le seul bémol qu'on peut soulever quant à Big Hero 6, c'est peut-être une certaine distorsion dans sa ligne temporelle. Comme on fait certains retours en arrière (souvent grâce à des vidéos écoutées par le protagoniste), il aurait peut-être été intéressant de mentionner combien de temps sépare chacun des évènements, la compréhension des agissements des différents personnages en aurait été améliorée.

Encore une fois, Disney réussit son coup. Big Hero 6 est une autre preuve qu'acheter les droits cinématographiques de Marvel était une décision éclairée (même si cette décision éclairée leur a coûté 4 milliards $). 

 






Fury


Fury

Synopsis

Avril 1945, dernière année de la Seconde Guerre mondiale. Les nazis sont poussés dans leurs derniers retranchements et forcés d'enrôler femmes et enfants pour tenter de vaincre les Alliés. Don Collier, sergent aguerri de l'armée américain, se voit confié un jeune soldat inexpérimenté pour piloter son char d'assaut surnommé « Fury » et devra avec lui chercher à survivre aux affres de la guerre . Collier et ses hommes traverseront les lignes ennemies à bord de leur blindé pour tenter de défaire l'adversaire et devront affronter l'incommensurable alors que tous les autres équipages américains immédiats ont été tués, que les munitions s'épuisent et qu'un bataillon allemand entier avance vers eux.

Critique

Feux d'artifices

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Il y avait longtemps que nous n'avions pas eu droit à un bon film de guerre. Vous savez ce genre de films dans lesquels vous avez l'impression d'être au front avec les soldats, de ressentir leur peur, leur colère. Fury est exactement ce genre de production oppressante qui nous cloue sur notre siège et nous amène à partager les émotions des protagonistes. Au départ, nous sommes comme ce jeune dactylographe envoyé aux lignes pour manque d'effectif; ignorant et vertueux, mais plus l'histoire déboule plus nous acquérons sa rage pour les Allemands, intrinsèque et violente. Un film qui arrive à nous transmettre sa fureur avec autant de doigté que Fury mérite qu'on étudie sa méthodologie et ces sentiments renfrognés qui habitent les hommes et qui sont mis à jour par le cinéma.

Fury est un huit clos en mouvance. Il arrive donc à nous ébranler par sa puissance dramatique comme un huit clos sait si bien le faire, mais nous entraîne aussi sur le champ de bataille parmi les amoncellements de corps démembrés et les soldats estropiés hurlants. D'ailleurs, Fury démontre une violence très graphique. Il ne nous épargne de rien (ou, du moins, il nous amène à nous faire croire qu'il ne nous épargne de rien). Le film veut démontrer l'horreur de la guerre, l'horreur d'une guerre presque terminée, mais toujours d'une brutalité insensée. Lors de certaines séquences, on peut même être en mesure de sentir l'odeur putride de la mort et la douleur aiguë des balles qui transpercent les militaires épuisés.

La direction photo est en partie responsable de cette éloquence. Les couleurs, la luminosité, la texture, tout est en place pour engendrer des émotions et une forme de compassion. Bien d'autres éléments techniques, comme le montage, la réalisation, la musique, participent aussi à cette démarche d'identification. Les acteurs, aussi, de par leur jeu sensible, convainquent le spectateur et l'ébranlent. Brad Pitt prouve à nouveau sa valeur. Malgré l'imperturbabilité de son personnage, il parvient à nous persuader de sa bonté. Logan Lerman est celui qui porte le film sur ses frêles épaules. Il est le moteur qui engendre l'identification et qui permet au public d'adhérer à cette histoire et de s'y projeter. Les quelques autres acteurs qui forment la distribution sont aussi d'une véracité déroutante. Sans qu'ils n'aient à s'exprimer, on comprend rapidement que ces hommes ont été brisés par la guerre et qu'elle les a dépourvus depuis longtemps de leur humanité. On finit par s'attacher à chacun d'eux, même aux plus pervers et sournois.

Il n'y a peut-être que la conclusion de Fury qui déçoit. On ne peut s'empêcher de croire qu'on a voulu faire une fin mielleuse, mais une finale de ce type dans un film aussi fiévreux laisse pantois, et un peu déçu. Par contre, il faut se rappeler des frissons engendrés, de la rage, de la peur, de l'exaspération, de la folie. Si on laisse Fury nous transporter, il saura irrémédiablement nous ébranler et très certainement nous troubler.






 
 
 
 
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