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Star Wars : Le réveil de la force


 Star Wars : Le réveil de la force

Synopsis 

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine? Luke Skywalker est porté disparu. Le pilote Poe est en mission secrète sur une planète pour le retrouver. Au moment où la diabolique armée « Premier Ordre » apparaît en détruisant tout sur son passage, il arrive à cacher la position géographique de l'ancien maître Jedi dans son droïde BB-8. Capturé par les larbins du machiavélique Kylo Ren, Poe est libéré par le soldat ennemi Finn qui est en pleine crise existentielle. Pendant ce temps, BB-8 est recueillie par Rey, une pilleuse d'épaves qui sera bientôt plongée dans une quête qui la dépasse.

Critique Déboulonner le mythe

PhotoPar Martin Gignac

Star Wars. S'il y a un long métrage qui fait rêver, c'est bien celui-là. Peu importe l'avis de la critique, ses admirateurs vont se ruer dans les salles de cinéma en défendant bec et ongles ce nouveau tome après que George Lucas ait presque détruit la légendaire série avec sa trilogie synthétique. Au-delà des attentes, de l'excitation, d'une certaine mélancolie et de l'espoir de voir le cinéaste J.J. Abrams remettre les pendules à l'heure après avoir ressuscité Star Trek, que vaut réellement ce septième épisode?

Cela ne prend pas beaucoup de temps avant de constater qu'il s'agit d'un remake déguisé du premier film de tous (A New Hope). Une information vitale est cachée dans un droïde, ce qui mène à des affrontements incessants entre la Résistance et l'Empire qui se fait maintenant appeler "Premier Ordre". La riche matière première est la même, présentée presque de la même façon (le bar avec les monstres, l'assaut final aérien), et les surprises se font rares.

Au centre des enjeux se dressent une chasseuse d'épaves (Daisy Ridley) qui n'a pas froid aux yeux, un soldat ennemi pris de remords (John Boyega), un pilote au charisme certain (Oscar Isaac) et le vil Kylo Ren (Adam Driver) qui doit bien être le fan numéro 1 de Darth Vader.

La longue introduction prend le temps de présenter les personnages, leurs enjeux et leurs quêtes. L'action se déroule environ 30 ans après les événements de l'enfantinReturn of the Jedi et rien n'a véritablement changé, si ce n'est Luke Skywalker qui est introuvable.

Grossièrement écrite et dotée de dialogues pompeux, l'histoire respecte le modèle en place, bien que le filtre disneyen se fasse énormément ressentir. Le mignon petit robot BB-8 - une sorte de Wall-E qui roule - prend beaucoup de place et s'il est moins fatigant que les Ewoks et surtout Jar Jar Binks, son omniprésence laisse pantois. Tout comme cette façon d'appuyer les messages (il faut travailler en équipe) et d'insister sur l'importance de la famille. Cette donnée, mise sur un piédestal, est sujette à une horde de révélations plus ou moins crédibles qui finissent par faire hurler de rire. Quoi, la grand-mère de X est en réalité la tante de l'oncle de Y qui est passé du côté obscur parce qu'il a eu des enfants avec le demi-frère de Z!?

The Force Awakens est, comme ses prédécesseurs, une majestueuse série B qui ne se prend pas au sérieux et son réalisateur l'a compris en distillant un humour salvateur. Dès que l'intrigue plafonne, il fait apparaître le truculent Han Solo pour détourner l'attention, y allant d'un cri reconnaissable entre tous du noble Chewbacca. Les scènes d'action sont parfois les véritables protagonistes et si elles sont effectivement spectaculaires et "à l'ancienne' il y en a beaucoup trop, noyant le poisson plus souvent qu'autrement dans la 3D. Lorsqu'il doit être intimiste comme dans Super 8, Abrams sort l'artillerie lourde et mélange Star Wars et Star Trek (les deux comportent huit lettres qui ne sont toutefois pas les mêmes), n'arrivant pas toujours à insuffler son empreinte à cette série culte.

On ne le remerciera pourtant jamais assez d'avoir construit un personnage aussi fort que celui de la chasseuse d'épaves. En voilà une qui aurait eu sa place dans le dernierMad Max, n'ayant besoin de personne pour se frayer un chemin, étant campée à la perfection par Daisy Ridley qui en est à son premier rôle important au cinéma. De quoi faire de l'ombre à John Boyega (Attack the Block) qui ne change guère de registre, au jubilant cabotin Oscar Isaac (Inside Llewyn Davis) que l'on voit malheureusement trop peu et à Adam Driver de la série Girls... qui fait du Adam Driver.

L'attente était longue, trop pour ne pas être un peu déçu envers Star Wars: The Force Awakens qui est loin d'être le meilleur épisode de la série, se situant même en deçà d'unRevenge of the Sith. Sans doute dresse-t-il la table à une suite encore plus intéressante et réussie comme l'était The Empire Strikes Back. En attendant, on se retrouve avec un gros film d'action divertissant à souhait, mais sans âme ni réelle personnalité, où brille une épatante héroïne qui a enfin la chance de se servir d'un sabre laser. De quoi satisfaire momentanément les fans qui ne se peuvent plus.






L'ascension de Jupiter


L'ascension de Jupiter

Synopsis

Jupiter Jones déteste sa vie. Elle travaille avec sa mère comme femme de ménage et habite dans une petite maison avec plusieurs autres membres de sa famille. Un jour son existence est bouleversée lorsqu'un homme l'enlève, prétendant la protéger contre des forces maléfiques qui voudraient l'éliminer. Jupiter découvre alors qu'elle est la descente d'une puissante famille qui possède de nombreuses planètes, dont la Terre. Et si elle ne réclame par la planète bleue le plus vite possible, l'aîné du clan des Abrasax s'en emparera et tuera tous les humains qui y habitent. Jupiter devra faire de son mieux afin de sauver sa race de l'extinction.

Critique

Gravité et surf

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

J'attendais Jupiter Ascending avec une brique dans une main et un fanal dans l'autre. Le fait qu'il ait été déplacé de juin ou juillet à février était sans aucun doute le signe d'un fiasco. Mais, visiblement, comme j'ai été préalablement si dur avec lui, il a pu être partiellement épargné. Comme je m'attendais à un désastre, j'ai été agréablement surprise par cette production hollywoodienne qui s'annonçait si chaotique. Attention, à ne pas s'y méprendre, elle renferme effectivement une forme de chaos qu'on peut difficilement décrire comme profitable, mais il y a aussi une finesse dans sa mythologie, une intensité et une singularité qu'on ne peut ignorer.

Quand une histoire arrive à nous hypnotiser, quand elle nous permet de nous y fondre et de nous l'approprier, on peut nous faire croire un peu n'importe quoi. On ne se questionne pas sur l'illogisme des Jedhi ou celle des Vulcain, on y croit parce que sa mythologie nous a convaincus. Jupiter Ascending aurait pu arriver au même résultat, mais malheureusement elle ne le fait pas complètement. Et comme nous n'y croyons pas, nous ne pouvons nous empêcher de faire des comparaisons futiles (des ressemblances à X-Men, Aladin ou des artifices issus de l'univers de Men in Black) et de décrocher lorsqu'on nous rabâche l'histoire d'amour. Parce que, il faut bien le dire, elle est si insignifiante cette attirance instinctive de la reine pour l'hybride humain-loup à la barbichette brossée. Il aurait pu y avoir une vraie sentimentalité entre les deux inconnus, mais prétendre que la souveraine a un faible pour les mauvais garçons n'était pas l'idée révolutionnaire qui allait changer l'idéologie romantique au cinéma... ni celle qui nous convaincrait de leur idylle passionnelle.

Oui, comme prévu, certains des effets spéciaux sont impressionnants, mais ils nous paraissent tous factices. Évidemment, en science-fiction nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les décors soient réels et les créatures extraterrestres soient des comédiens dans des mascottes, mais cet aspect artificiel contamine l'histoire jusqu'en son sein. Il nous manque un petit quelque chose qui nous permettrait de nous attacher au destin de cette royale laveuse de cuvettes. Quelque chose qui aurait pu provenir de l'esthétique, mais qui malheureusement n'y trouve pas ici son écho.

On ne sent pas non plus nécessairement la signature des créateurs de The Matrix (un classique de la cinématographie moderne) dans Jupiter Ascending. Peut-être que leur lègue est davantage dans le scénario qui, malgré quelques lacunes évidentes, fait preuve d'une intensité qui nous amène à quelque reprise à nous avancer sur le bout de notre siège, mais leur caméra n'a pas la personnalité qu'on espérait. Il y a de ces réalisateurs dont on attend beaucoup, Lana et Andy Wachowski sont de ces personnes qui génèrent des expectatives, et, malheureusement, ils n'ont pas pu les atteindre.

Même si on aurait espéré mieux, Jupiter Ascending mérite quand même le détour, si ce n'est que pour satisfaire une curiosité dévorante. Ce film, qu'on peut voir comme un conte de fées futuriste ou une légende d'avant-garde, n'est peut-être pas aussi mauvais que certains s'évertueront à vous le faire croire. À vous de voir quelles étaient vos attentes et si elles peuvent être contentées par la proposition mitigée des Wachowski.






Le jeu de l'imitation


Le jeu de l'imitation

Synopsis

Le mathématicien Alan Turing est recruté par l'Angleterre au début de la Seconde Guerre mondiale afin qu'il les aide à décrypter Enigma, le langage codé utilisé par les Allemands. Turing est un homme brillant, mais plutôt asocial. S'attirant les foudres de ses collègues, il tente malgré tout de fabriquer une machine qui accélère le processus de déchiffrement, même si la plupart des gens croient ses efforts inutiles. Plus tard, lors d'un concours qu'il organise pour trouver les meilleurs cryptographes du pays, il rencontre Joan Clarke, une femme talentueuse et dégourdie. Même s'il préfère les hommes, Alan décide d'épouser Joan. Ensemble, il forme dorénavant un duo solide aux aptitudes décuplées.

Critique

Par Elizabeth Lepage-Boily

« Ce sont les personnes qu'on ne croit capables de rien qui font des choses que personne n'aurait pu imaginer. »

Comme c'était aussi le cas avec Argo (qui, rappelons-le, a remporté l'Oscar du meilleur film en 2013), The Imitation Game est inspiré d'une histoire vraie qui a été classée secret d'État pendant 50 ans. Avouons-le, ces récits fantastiques, presque inconcevables, sont d'autant plus intéressants sachant qu'ils sont véridiques. Il y a quelque chose de poignant dans le fait de savoir que ce mathématicien antisocial homosexuel, qui a permis aux alliés de déchiffrer les messages que s'envoyaient les Allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale, a vraiment existé. Évidemment, on comprend que certains éléments ne sont que pures fictions, mais il est ici aisé de croire que la plupart sont avérés.

Dès les premières secondes, un narrateur nous prend par la main et nous parle de l'histoire qu'il s'apprête à nous raconter. Cette technique peut paraître maternante et dépassée, mais elle est si bien exécutée qu'on ne peut faire autrement que de l'écouter. Le narrateur intradiégétique arrive, dès le départ, à nous assujettir et à nous intriguer suffisamment pour que la suite nous intéresse. S'en suivent de vrais enregistrements émis par les radios lorsque la guerre a officiellement été déclarée en Grande-Bretagne; un autre détail qui pique notre curiosité et enrichit ce sentiment de promiscuité.

Le montage, entre les séquences passées et présentes, est très efficace. Il arrive qu'on se perde sur la ligne du temps, alors que certaines péripéties sont moins bien définies temporellement que d'autres, mais le sens global n'en est pas affecté. Une autre qualité importante de The Imitation Game est qu'il ne tente pas vainement de nous enfoncer des morales bidon au fond de la gorge. Bien que cette phrase sur le génie citée plus haut est répétée à trois reprises dans le film, nous n'avons pas l'impression d'être manipulés par une sentimentalité désuète et une fausse mansuétude. Les scénaristes auraient pu décider d'insister davantage sur l'intolérance du peuple anglais de cette époque face à l'homosexualité, mais ils ont décidé de se concentrer sur l'histoire (celle avec un petit «h» et celle avec un grand «H»), une décision payante, tant au plan narratif qu'affectif. Ils semblent avoir compris qu'il est inutile d'être larmoyant, il suffit d'être juste.

Évidemment, The Imitation Game n'aurait probablement pas été aussi juste sans la prestation remarquable de Benedict Cumberbatch. Cet acteur en pleine ascension à Hollywood depuis les dernières années livre ici une performance plus grande que nature. Avec son léger bégaiement, ses mimiques discrètes, sa posture, l'acteur habite son personnage et nous entraîne complètement dans cette histoire, nous empêchant du même coup de trop chercher à distinguer le vrai du faux.

The Imitation Game s'interroge aussi sur les ordinateurs, les machines, et sur la pensée, humaine et numérique. Chacune des thématiques est bien intégrée au récit et nous laisse quelque chose à mijoter à notre retour à la maison. Un film accessible, intelligent, qui engendre une réflexion profonde et qui nous dévoile une part importante de l'histoire. Ça sent l'Oscar... (ou du moins la nomination).

 






 
 
 
 
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